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Les cagots ou capots
Il y a eu à CASTELNAU-BARBARENS vers les années 1612 un nommé Antoine Laurence qui était de la race des Capots et en plus atteint de la Lèpre. Cet Antoine Laurence venant de Sararnon était un intrus hors du territoire seigneurial. Et dans la Châtellerie de CASTELNAU-BARBARENS l' histoire nous révèle qu'il y avait pour ces Capots un quartier à part et un cimetière particulier.
Ce cimetière était situé au sommet d'un coteau au levant du Calvaire sur les bords de l'ancienne route de Saramon tous près des moulins à vent. C'était un terrain de quelques centiares de contenance. Une croix est aujourd'hui plantée pour respecter ces âmes d'une race proscrite.
Le quartier où vivaient les capots et où ils étaient parqués existe encore. C'est un groupe de maisons qui se nomme l'Hostellerie. Au milieu de ces maisons, l'Histoire nous dit qu'il y en avait une qui servait d'auberge dont l'enseigne portait une étoile blanche.
L'étoile était une allégorie en faveur des populations errantes, les voyageurs de nuit, une réminiscence de l'étoile biblique des bergers de Bethléem ; et qu'elles pouvaient être les conditions de vie de ces capots ou cagots mis au ban de la communauté chrétienne ?
Enfants, parents observent scrupuleusement tous les rites religieux, baptêmes, mariages, sépultures. Toutefois, ils assistent aux offices au fond de l'église ou à l'extérieur sous le portail près du porche. Ils se signent en utilisant l'eau de leur bénitier, et morts, leurs dépouilles sont ensevelies dans leur cimetière commun.
La communauté villageoise rejetait les capots mais leurs absences étaient ressenties comme un handicap. Si certains métiers leur sont interdits : meunier, commerce du grain; ils excellent dans le travail du bois sous toutes ses formes. Habiles charpentiers, ils seront désignés sous ce nom au XVIII ° siècle par arrêté des parlements de Toulouse et de Bordeaux ; ceux?ci jugeaient trop infamant le terme de Cagots synonyme de lépreux.
Seigneurs, Clergés, Echevins, Jurats, particuliers les recherchent pour leur talent de travailler le bois.
Une lente libération, grâce au pouvoir politique et religieux, assortis quand même d'interdits permettront aux Capots de se fondre au cours des siècles dans la population jusqu'à leur extinction définitive puisque les appellations Cagots ou Capots n'apparaissaient plus dans les livres terriers du XVIII ° siècle et Castelnau n'a plus de trace à cette époque?là ni dans les registres de la Catholicité.