Randonnée à la réunion

20 septembre 2019 0 Par Joel

Le lever du soleil était spectaculaire, mais nous devions porter toutes les couches que nous transportions, et il faisait encore froid. Encore une fois, nous étions bien au-dessus du nuage. Nous étions de retour au refuge pour prendre un café au soleil vers 10h du matin. Nous avons beacoup apprécié randonnée python de la fournaise

Le reste de la journée, nous avons marché le long des pentes douces bordant les cirques, qui avaient un air méditerranéen, mais comme nous commencions à perdre de la hauteur, la végétation est passée de tempérée à tropicale, et les sentiers sont devenus très, très boueux. Il y avait des échelles quand c’était nécessaire, des marches et des mains courantes, mais malgré cela, nous avons tous les deux fait quelques glissades.

 

En fin d’après-midi, nous sommes arrivés en bordure du Cirque de Salazie, le deuxième des trois de notre itinéraire, et nous avons aperçu pour la première fois une vue à laquelle nous n’aurions pas pu nous habituer dans les jours qui ont suivi. Les flancs du cirque semblaient presque verticaux (y compris celui que nous étions sur le point de descendre) et étaient à nouveau couverts d’une végétation luxuriante. Les villages étaient perchés sur des mèches plates, séparées par des ravins escarpés. Le cirque était dominé par la pyramide du Piton d’Anchain qui s’élevait en pente raide. Regardant régulièrement cette vue, nous sommes descendus, en pente raide mais sans difficulté, vers Hell Bourg et notre maison d’hôtes pour la nuit.

 

Le lendemain, après avoir fait le plein de pâtisseries d’une des nombreuses boulangeries du village (ouais, toujours en France), nous avons marché jusqu’au Belier via le Piton d’Anchain, qui s’est avéré être un point de vue superbe, ainsi qu’une excellente source de goyave fraîche, dont un couple français (les seules autres personnes que nous avons vues) nous a montré comment manger.

 

La voie lactée de Marla

La voie lactée de Marla

Point culminant du voyage

 

Notre maison d’hôtes pour la nuit a été l’un des moments forts du voyage. Notre hôte était manifestement très fier de sa belle maison perchée sur le flanc de la vallée et n’était pas moins fier de la nourriture et des boissons qu’il nous offrait. Nous avons été accueillis avec une sélection de saveurs de rhum arrangé (rhum local infusé de fruits, de café ou d’épices), suivi de plusieurs plats délicieux. Le dîner, comme dans tous les gîtes, était une affaire commune où nous nous asseyions avec qui que ce soit d’autre pour partager la nourriture et le vin. La compagnie, tant de notre hôte que des autres invités, était formidable.

 

C’est avec tristesse que nous sommes partis le lendemain matin, pour monter à pied jusqu’au col des Boeufs, avec un petit détour par le Piton de Marmite. Au col, nous avons eu une vue entièrement nouvelle, jusqu’au dernier des trois : le Cirque de Mafate. Contrairement aux autres, Mafate n’avait pas d’accès routier du tout, et il semblait et semblait plus sauvage. Incroyablement (et avec des conséquences écologiques douteuses), les villages de la vallée sont approvisionnés entièrement par hélicoptère, avec un chœur quotidien d’avions à l’aube qui survolent le col de Boeufs pour abandonner tout ce qui est nécessaire pour soutenir un commerce touristique florissant ainsi que les besoins des habitants. La Nouvelle, notre arrêt pour la nuit, était une communauté assez importante avec plusieurs pubs (avec des concerts impromptus de musique locale), une boulangerie et, selon ma femme, une des meilleures pâtisseries à choux qu’elle ait mangées.

 

Le lendemain fut un autre jour de variété, avec des ravins très escarpés, une traversée de rivière divertissante, des falaises spectaculaires et parfois intimidantes, et une chute d’eau incroyable à Trois Roches.

 

Nous nous sommes arrêtés la nuit à Marla, plus un hameau qu’un village, où nous avons eu la meilleure vue de la Voie lactée que j’aie jamais vue.

 

Pour notre dernière journée, nous avons grimpé jusqu’au col du Taibit, un autre point de vue magnifique, à la fois à Mafate et jusqu’à Cilaos où nous avions commencé notre marche. Inévitablement, il y avait beaucoup de hauteur à perdre (et à gagner encore une fois, c’est la Réunion) mais la promesse des crêpes et du café nous a fait avancer. Nous nous sommes arrêtés pour le déjeuner près d’une chute d’eau, où de petits enfants (et des enfants adultes) ont sauté dans la piscine de plongée d’une certaine hauteur. Nous nous sommes plutôt contentés d’une baignade fraîche avant la dernière montée raide et raide vers Cilaos.

 

Nous n’avons pas eu de mal à remplir le temps qu’il nous restait à la Réunion : observation de la surface des baleines en parapente, promenade sur le Piton de la Fournaise, baignade sauvage et visite du marché coloré et amusant du samedi à Saint Pierre (les vendeurs de samos dansant sur de la musique pop française comme ils nous ont servi vont rester longtemps avec moi). Il y avait beaucoup à faire. C’est avec une grande tristesse que nous avons eu notre dernier café au lait et pâtisserie, avant de nous rendre au petit aéroport pour prendre l’avion vers l’île Maurice.

 

Nous avions envisagé de nombreuses options pour notre lune de miel avant de nous installer à la Réunion, et les attentes étaient grandes. Heureusement, il les a surpassés. Les Réunionnais étaient amicaux, serviables et très hospitaliers, et ceux que nous avons rencontrés semblaient enthousiastes à l’idée de voir le meilleur de leur belle île. La marche pouvait être aussi difficile que vous le souhaitiez, mais la logistique était sans tracas et vous pouviez rester dans le confort et bien manger, tout en ayant à transporter très peu. Est-ce qu’on y retournerait ? Certainement, si seulement c’était un peu plus près…