A savoir sur la commune Castelnau Barbarens

9 avril 2019 0 Par Barbara

L’eau, un bien précieux, un bien commun.

En Gascon “Arràs” signifie “berge, bord de chenal où il y a immédiatement une grande profondeur” Aujourd’hui, moins de 20 % des rivières européennes sont dans leur état physique naturel. La restauration physique des cours d’eau et la protection des écosystèmes aquatiques à Castelnau Barbarens sont ainsi devenues une priorité. La Directive Cadre sur l’Eau (DCE)impose une logique de résultats comportant plusieurs exigences : – atteindre le bon état des eaux et des milieux aquatiques d’ici 2015… repoussé à 2021 ! – mettre l’écosystème au premier plan pour la bonne gestion de l’eau – réduire les rejets toxiques – favoriser la participation active du public, condition du succès – être transparent sur les coûts liés à l’utilisation de l’eau, y compris les coûts liés à la réparation des dommages pour l’environnement En octobre 2010 le Syndicat Mixte d’aménagement de l’Arrats lance, avec le bureau d’études « ASCONIT Consultant » de Toulouse, une étude de la rivière et de ses affluents afin de comprendre le fonctionnement du bassin versant et de restaurer un bon état hydraulique et écologique.

Hydromorphologie à Castelnau Barbarens, définition :

Depuis plusieurs décennies, parfois des siècles, l’homme a (re)façonné les cours d’eau : rectification du tracé, recalibrage, barrages, seuils, aménagement des berges pour développer l’agriculture et l’urbanisation, produire de l’énergie ou encore se protéger des crues. Cette détérioration de la morphologie et de l’hydrologie des cours d’eau, ou hydromorphologie, a des répercussions importantes sur le fonctionnement des rivières.
Les programmes de restauration de la qualité des cours d’eau ont longtemps ignoré la morphologie comme élément clé du bon fonctionnement des milieux aquatiques. La vocation agricole du bassin versant, les aménagements et pratiques qui y sont réalisés (arasement de haies, drainage des parcelles, sols mis à nu…) ont un impact non négligeable sur la qualité des cours d’eau et principalement en termes d’apports en particules fines et en termes de circulation de l’eau.

L’érosion des sols constitue une problématique forte sur l’ensemble du bassin versant.

Les fortes pentes des sols à dominante argileuse et limoneuse, la nature des cultures de printemps qui n’offrent aucune ou peu de protection des sols par interception de la pluie provoquent et accélèrent les phénomènes de ruissellement. Aujourd’hui, l’étude de l’Arrats, de ses affluents et de son bassin versant atteint la phase 3 de son avancement, c’est-à-dire celle où les élus des 66 communes en charge de ce dossier doivent mettre en avant les propositions d’action à mener au vu du diagnostic établi par le bureau d’études. La reconquête écologique des cours d’eau prenant en compte non seulement les usages humains mais aussi leurs besoins écologiques ne pourra se faire qu’avec une prise de conscience forte de la part des acteurs locaux de leurs intérêts dans cette préservation et reconquête des milieux aquatiques.
À l’issue de cette étude, il est évident que la participation et les échanges de tous les « acteurs de l’eau» (consommateurs, agriculteurs, riverains, propriétaires, communes, pêcheurs…) sera plus que nécessaire afin qu’ils regardent ensemble les problèmes liés à l’eau et qu’ils essaient d’y apporter des solutions pour le bien commun.

Le délégué au SMA, Lionel Belbézier.

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